
Jonas Abrahamsen n’a pas l’intention d’aller voir ailleurs. Le Norvégien de 31 ans a prolongé son contrat avec Uno-X Mobility jusqu’à la fin de la saison 2030. Son engagement courait pourtant déjà jusqu’en 2028.
Chez Uno-X, Abrahamsen fait presque partie des meubles. Il a rejoint la structure en 2017, lors de sa toute première saison, quand elle s’appelait encore Uno-X Hydrogen Development Team. Il a ensuite connu chaque étape de sa montée en puissance, jusqu’à l’entrée de l’équipe dans le WorldTour cette année. Avec cette prolongation, il devrait boucler au moins 14 saisons sous le même maillot.
Le plus beau succès de sa carrière reste la 11e étape du Tour de France 2025, autour de Toulouse. Membre de l’échappée, il s’était détaché à 14 km de l’arrivée en compagnie de Mauro Schmid, avant de le battre au sprint. Une première victoire d’étape pour Uno-X sur la Grande Boucle, obtenue seulement 4 semaines après une fracture de la clavicule.
Les Monuments dans le viseur
Le Norvégien a aussi montré qu’il avait sa place sur les pavés. En 2024, il avait pris la 2e place d’À Travers la Flandre derrière Matteo Jorgenson, en devançant Stefan Küng au sprint après avoir fait partie de l’échappée matinale.
Au printemps 2026, il a terminé 5e de l’E3 Saxo Classic, dans le groupe lancé à la poursuite de Mathieu van der Poel et revenu à quelques secondes du vainqueur.
Ses ambitions pour les prochaines saisons sont claires. « Je rêve de gagner un Monument, mais aussi de faire partie d’une équipe qui remporte un Grand Tour, de préférence le Tour de France », explique Abrahamsen. Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix font partie de ses grands objectifs.
Du côté de la direction, on ne cache pas sa satisfaction. Thor Hushovd, manager général d’Uno-X Mobility, voit dans cette prolongation le moyen de garder un élément clé du groupe. L’ancien champion du monde met en avant son rôle de leader, son implication et l’influence qu’il a sur ses coéquipiers.
À 31 ans, Abrahamsen veut encore progresser. Il compte aussi partager son expérience avec les jeunes coureurs de l’effectif, nombreux dans une équipe qui a construit son identité sur la formation des talents scandinaves.