
L’Étape du Tour 2027 se courra le dimanche 11 juillet en Haute-Savoie et en Savoie, entre Cluses et Les Saisies. Au menu des cyclosportifs : 154 kilomètres, 4850 mètres de dénivelé et 5 cols, sur le tracé de la 11e étape du Tour de France, trois jours avant les pros.
Pour sa 35e édition, la cyclosportive la plus courue de l’année promet une journée sans répit. Cluses retrouve l’épreuve pour la deuxième fois, après avoir accueilli l’arrivée en 2002. Cette année-là, Jeannie Longo s’était imposée chez les femmes, sa seule victoire sur l’Étape du Tour. Les Saisies, elles, seront ville d’arrivée pour la première fois, même si la station a déjà été traversée à deux reprises, en 2002 et lors de l’édition 2026 entre Albertville et La Plagne. En 2026, 13785 participants avaient rallié l’arrivée sur 16000 inscrits, et la victoire était revenue à Luca Cavallo chez les hommes et à Victoria Stansfield chez les femmes.
Les inscriptions ouvriront le 2 novembre. Les 154 kilomètres affichés dépassent de 4 kilomètres la distance de la 11e étape du Tour, une différence qui correspond au départ fictif dans les rues de Cluses, comptabilisé dans la cyclo mais pas chez les pros.
La Colombière dès le départ
Pas le temps de s’échauffer. Le col de la Colombière arrive d’entrée, par son versant le plus difficile : 15,9 km à 7 %. C’est la quatrième fois que l’Étape du Tour l’emprunte. La dernière, en 2018, s’était conclue au Grand-Bornand par la victoire de Victor Lafay, qui s’apprêtait alors à passer professionnel chez Cofidis. Cette fois, le Grand-Bornand ne sera qu’un point de passage au pied de la descente.
Le col de la Croix Fry (7,2 km à 5,5 %), plus roulant, enchaîne directement. Après la descente, une longue vallée vallonnée mène au col de la Forclaz de Queige, court mais exigeant (5,1 km à 8,2 %). À ce moment-là, la moitié du parcours sera derrière les participants, mais pas le plus dur.
Plus de 2000 mètres de dénivelé dans les 50 derniers kilomètres
Le final concentre l’essentiel de la difficulté. Le col du Pré (12,6 km à 7,8 %), déjà au programme l’an dernier, offre une vue sur le lac de Roselend avant la descente vers Beaufort par le col du Méraillet. Il restera alors le juge de paix : la Montée de Bisanne, 12,4 km à 8,3 % de moyenne, dont le sommet se situe à 4 kilomètres de l’arrivée aux Saisies.
De quoi donner un aperçu de ce qui attendra le peloton du Tour de France trois jours plus tard, et une belle journée de souffrance pour les milliers d’amateurs au départ.
