
Le prochain contrat de Paul Seixas s’annonce colossal. Alex Carera, l’agent de Tadej Pogačar, en est convaincu. Il refuse en revanche d’imaginer Seixas gagner plus que son propre coureur.
Le sujet anime le mercato depuis plusieurs mois. Sous contrat avec Decathlon CMA CGM jusqu’à fin 2027, Paul Seixas n’a encore rien dévoilé de ses projets, alors que les rumeurs d’offres se multiplient. Ses intérêts sportifs sont gérés par son agent Joona Laukka, de LC Management. Il faut dire que le coureur de 20 ans sort d’une saison 2026 hors norme, marquée notamment par ses victoires sur le Tour du Pays basque, la Flèche Wallonne et le Tour de Lombardie, sans oublier une 4e place pour sa découverte du Tour de France.
Invité de Triciclo Podcast, Alex Carera a livré son analyse. « Seixas est très jeune, il a déjà gagné un Monument et il est français. Ce sont trois caractéristiques assurément importantes. Mais il faut aussi penser aux impôts. Un coureur français ne peut pas s’installer à Monaco : il existe un accord entre la France et Monaco qui fait que si tu déménages là-bas, tu paies les mêmes impôts. Il y a beaucoup de variables », a expliqué l’agent italien.
« Il ne peut pas gagner plus que Tadej »
Pour lui, l’ordre de grandeur ne fait aucun doute. « Il est évident que son futur contrat se chiffrera en millions. Mais il est impossible de dire combien si tu ne connais pas les vraies offres, et pas celles qu’on lit dans les journaux. C’est forcément un montant de plusieurs millions, au vu de ce qu’il a fait en 2026 », estime-t-il.
Carera, qui ne négocie pas pour Seixas, défend en revanche clairement les intérêts de son coureur. « Je n’accepterais pas qu’il gagne plus que Pogačar. Il est impossible de voir les vraies offres sur la table, qui sont souvent différentes de celles rapportées par les médias. C’est clair qu’il vaut des millions, mais il ne peut pas gagner plus que Tadej. »
Une sortie qui n’a rien d’anodin. Selon des chiffres relayés notamment par La Gazzetta dello Sport, Pogačar perçoit 8 millions d’euros par an chez UAE Team Emirates XRG, un total qui grimpe à 13 millions avec ses contrats de sponsoring personnels. Or le montant évoqué dans les discussions autour de Seixas tournerait autour de 9 millions d’euros, soit un peu plus que le salaire du Slovène. Si un tel contrat venait à être signé, c’est tout l’équilibre du marché qui pourrait s’en trouver bousculé.