Tour de l’Avenir : un Grand Départ aux Pays-Bas en 2027 ?

Le Tour de l’Avenir pourrait s’élancer hors de France pour la première fois de son histoire en 2027, et les Pays-Bas tiennent la corde. Les organisateurs ont confié au Néerlandais Luuc Eisenga la mission de dénicher des villes ou des régions candidates.

L’édition 2027 est programmée du 12 au 20 août. D’ici là, A-VELO, la société qui organise l’épreuve, aimerait offrir à la course des espoirs un départ à l’étranger, à l’image de ce que font régulièrement le Tour de France, le Giro et la Vuelta. Pour cela, son directeur Philippe Colliou s’appuie sur Luuc Eisenga, un homme qui connaît le milieu par cœur.

Âgé de 54 ans et originaire de Franeker, Eisenga a débuté comme stagiaire marketing chez Motorola avant de passer par l’UCI et Cannondale. Il a ensuite été attaché de presse pendant 7 saisons chez Telekom, puis T-Mobile, dont il a même été directeur technique en 2007. Il a aussi dirigé la communication de Rabobank pendant 5 ans, siégé au Professional Cycling Council et pris la tête du syndicat The Riders Union. Un détour par le football l’a mené à la direction générale de Heerenveen et de NAC Breda.


« Une sorte de mini Tour de France »

Pour lui, l’idée d’un départ hors de France découle naturellement de l’évolution de la course. Depuis cette année, les équipes de développement des formations professionnelles y sont admises aux côtés des sélections nationales. « Le niveau est de plus en plus élevé à un âge de plus en plus jeune. Les courses espoirs sont donc de plus en plus attractives à suivre. C’est en fait une sorte de mini Tour de France pour les jeunes coureurs, en direct sur Eurosport », explique-t-il.

Le palmarès récent parle de lui-même. Paul Seixas s’y est imposé en 2025, Lorenzo Finn en 2026, et la liste des lauréats compte aussi Tadej Pogacar, Egan Bernal ou David Gaudu.

Côté finances, Eisenga ne donne aucun montant. « Ce sont des sommes dont je discute directement avec les parties intéressées. Elles ne sont pas publiques. Mais c’est évidemment une fraction de ce qu’il faut pour faire venir un Grand Tour ou un championnat du monde aux Pays-Bas », précise-t-il.

Une course à monter dans des délais serrés

L’argent n’est pas le seul critère. Sécurité du parcours, soutien politique et public, présence suffisante de policiers ou de motards : tout devra être réuni. Le départ serait monté en coproduction avec un comité local, l’organisation française apportant notamment le chronométrage et les véhicules. Géographiquement, rien ne bloque selon lui. Un week-end d’ouverture aux Pays-Bas pourrait facilement être suivi d’étapes en direction de la Belgique, puis de la France.

Le principal obstacle, c’est le temps. « C’est relativement juste et l’organisateur en est conscient. D’un autre côté, il suffit d’un seul lieu de départ et c’est parti », reconnaît Eisenga. Il a déjà contacté plusieurs interlocuteurs et d’autres se sont manifestés, sans qu’aucun nom ne soit dévoilé pour l’instant. Les prochaines semaines diront si le projet est réalisable, et un partenariat sur plusieurs années n’est pas exclu.