
Seize ans après sa dernière apparition aux championnats du monde sur piste, Taylor Phinney y a fait son retour cette semaine à Shanghai. À 36 ans, l’Américain, retraité depuis 2019, a repris le chemin du vélodrome avec un objectif clair : les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Avant de raccrocher, Taylor Phinney passait pour l’un des plus gros talents américains de sa génération. Double champion du monde de poursuite individuelle en 2009 et 2010, il avait remporté un contre-la-montre du Giro en 2012, puis décroché la même année l’argent aux Mondiaux du chrono. Il avait pourtant mis fin à sa carrière professionnelle en 2019, à seulement 29 ans, pour se consacrer notamment à l’art, à la musique, puis au gravel.
Los Angeles 2028 comme déclic
L’idée d’un retour est née de la perspective des Jeux de Los Angeles. Au départ, Phinney la prenait surtout comme une plaisanterie. Mais elle a fait son chemin. En février, il a réintégré le programme américain sur piste et, quelques mois plus tard, il est devenu champion des États-Unis de poursuite par équipes avec Anders Johnson, Colby Lange et David Domonoske.
À Shanghai, il a franchi un nouveau cap. Avec le quatuor américain, il a atteint le premier tour de la poursuite par équipes, où la France s’est montrée plus forte. En individuel, il a battu son record personnel sur la poursuite pour terminer 8ème, dans une épreuve remportée par Jonathan Milan.
Une histoire de famille
Le rendez-vous de 2028 a une saveur particulière pour lui. C’est à Los Angeles, en 1984, que sa mère, Connie Carpenter, a été sacrée championne olympique de la course en ligne. Son père, Davis Phinney, y avait décroché le bronze du contre-la-montre par équipes.
Plus de 40 ans plus tard, Taylor Phinney espère se qualifier avec l’équipe américaine pour courir sur les mêmes terres. La route reste longue, mais sa 8ème place à Shanghai montre que ce retour va bien au-delà de la nostalgie.