
Raccourcir certains Grands Tours, recourir à l’intelligence artificielle, créer une forme d’assistance vidéo à l’arbitrage : la synthèse publiée par l’UCI après sa grande consultation sur l’avenir du cyclisme sur route met plusieurs pistes sur la table. Rien n’est encore décidé, mais le débat est lancé.
L’Union cycliste internationale avait lancé cette consultation en février 2026. Les acteurs du cyclisme professionnel avaient jusqu’au 30 avril pour envoyer leurs idées. L’UCI a reçu 55 contributions, venues de fédérations nationales, d’organisateurs, d’équipes masculines et féminines, de coureurs et de leurs représentants, mais aussi de fabricants, de diffuseurs et de sponsors. Le document publié fin septembre en fait la synthèse autour de cinq thèmes : le calendrier, le modèle économique, l’engagement des supporters, la sécurité et l’intégrité des résultats.
Des Grands Tours plus courts pour limiter les chevauchements
C’est l’idée qui fait le plus parler. L’UCI indique qu’elle étudiera des formats de courses par étapes plus courts et standardisés : des épreuves de cinq jours, du mercredi au dimanche, et certains Grands Tours disputés sur trois week-ends au lieu de quatre aujourd’hui. L’objectif serait de réduire les chevauchements entre les courses et de permettre plus facilement aux coureurs de disputer plusieurs Grands Tours dans la même saison. Un départ un vendredi ou un samedi aboutirait à une course de quinze ou seize étapes.
La formulation reste prudente : il est question de « certains » Grands Tours, pas des trois, et il ne s’agit à ce stade que d’une piste à examiner.
L’IA et un « VAR » à la sauce cycliste
Pour rapprocher les fans du peloton, l’UCI veut s’appuyer sur l’intelligence artificielle afin de tirer des enseignements des données de course et de les présenter au public. Des contributeurs ont aussi proposé d’utiliser l’IA pour repérer des valeurs anormales pouvant signaler un dopage.
Côté arbitrage, l’idée d’un assistant vidéo, sur le modèle du football, a également été avancée. Il s’appuierait sur les données SafeR, les images embarquées dans le peloton et l’expérience d’anciens coureurs et de commissaires.
Ces propositions doivent maintenant être discutées avec l’ensemble des acteurs. D’après plusieurs médias spécialisés, d’éventuels changements ne seraient pas envisagés avant la saison 2029.