Julian Alaphilippe : « Il n’y a pas de rivalité avec Remco Evenepoel »

Julian Alaphilippe – Geof Sheppard, CC BY-SA 4.0

Invité dans Bristot Vélo, une émission Eurosport présentée par Guillaume Di Grazia, Julian Alaphilippe est revenu sur son titre de champion du monde et s’est également projeté sur la saison 2021.

« Il faut toujours avoir des rêves. Être champion du monde, c’était un but que je m’étais fixé au fil de ma carrière, pas forcément au début parce que je n’imaginais pas pouvoir un jour devenir champion du monde. Plus les années passaient, plus je me disais que je pouvais le devenir. J’ai continué à progresser, j’ai appris de mes échecs, de mes erreurs. Chaque année on arrivait au championnat du monde avec des ambitions et une équipe très forte, et ça a fonctionné. Réaliser son rêve, c’est spécial […] J’ai beaucoup appris ces dernières années, j’ai appris à me canaliser, à faire les efforts au bon moment. Là-dessus, c’est indéniable, j’ai passé un cap et ça m’a aidé à gagner de grandes courses et notamment le championnat du monde d’Imola. C’est une satisfaction, c’est un bonheur, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais. »

« S’il y en a qu’une à gagner, ce serait le Tour »

Après avoir remporté le titre mondial et certaines des plus belles courses du calendrier, le coureur français de 28 ans a encore des rêves. Il a notamment révélé qu’il rêverait de remporter le Tour de France, tout en précisant que ce n’était qu’un rêve pour le moment :

« Après avoir remporté les Championnats du monde, c’est sûr que j’aimerais bien gagner le Tour de France. C’est pour moi les deux courses qui m’ont toujours fait rêver. Ne serait-ce que de participer au Tour de France, il y a quelques années je me disais ‘C’est quelque chose de fou’. Bien sûr, j’ai envie de gagner des Monuments, des classiques, mais si j’en avais qu’une à choisir ce serait le Tour bien sûr. Je n’ai pas dit que j’allais gagner le Tour. J’ai dit que si j’avais à en choisir une, ce serait le Tour. »

Il a également donné ses impressions sur le parcours de l’édition 2021 :

« C’est un beau Tour, un beau tracé, qui donne envie. Les premières étapes me correspondent plutôt bien, c’est vrai. On en est encore loin, pour le moment, je pense juste à la préparation du début de saison et le Tour vient toujours un peu après. »

Remco Evenepoel est le deuxième grand leader de l’équipe Deceuninck – QuickStep. Pourtant, Alaphilippe ne le voit pas comme une rivalité en interne, mais plutôt comme une alliance :

« On ne parle pas de concurrence avec Remco Evenepoel, au contraire on parle d’alliance. Remco est un coureur qui a explosé directement en arrivant chez les pros, qui progresse encore d’années en années. On n’est certainement pas en concurrence. Au contraire, je suis très content quand il gagne des courses. On évite d’être sur les mêmes courses, parce qu’on ne veut pas qu’il y ait cette rivalité puisqu’elle n’existe pas. On a déjà fait pas mal de courses où il a roulé pour moi et moi j’ai aussi pu donner un coup de main, ça marche très bien comme ça. »

« Paris-Roubaix n’est pas dans mon programme »

Le champion du monde a également dévoilé quelques lignes de son programme pour la prochaine saison. Après avoir goûté les pavés sur le Tour des Flandres, il aimerait revenir sur ce Monument. Toutefois, il n’a pas prévu de disputer Paris-Roubaix :

« On n’a pas encore de calendrier officiel, on est encore en discussions avec l’équipe. On va établir ça après le premier ou le deuxième stage. C’est sûr que le Tour des Flandres est une course qui m’a plu, j’ai vraiment envie d’y revenir. Ça fera partie de mes objectifs de début de saison l’année prochaine. Pour l’instant, je pense à récupérer de ma main (il s’est fracturé la main lors de sa chute sur le Tour des Flandres, ndlr), reprendre l’entraînement comme il faut et me fixer des objectifs sur les premiers mois de la saison.

Je pense que je vais faire un gros bloc en début de saison avec toutes les classiques. On n’en a pas encore discuté avec l’équipe, mais ça peut faire partie des plans de faire un gros début de saison, avec pas mal de classiques, puis couper avant d’attaquer la deuxième partie […] Paris-Roubaix, c’est envisageable plus tard, mais pas forcément l’année prochaine. Je n’ai jamais participé à cette course mais ce n’est pas dans le programme de l’année prochaine. »

« Je n’ai pas forcément envie de recourir en cyclo-cross »

Julian Alaphilippe était un spécialiste du cyclo-cross dans ses jeunes années. Il a notamment été championnat de France Espoirs en 2012 et 2013 et a remporté la médaille d’argent du championnat du monde Juniors 2010 et la médaille de bronze du championnat d’Europe Espoirs 2013. Mais sa carrière de cross man est derrière lui et il ne souhaite pas revenir dans les labourés :

« Le cyclo-cross, ça a toujours été une discipline qui m’a plu. Même maintenant que je n’en fais plus, je suis quand même content de suivre certaines courses. Honnêtement, les saisons sont tellement longues que j’ai plus envie de faire un peu de VTT pour la préparation générale après ma coupure, et pas forcément de recourir en cyclo-cross. En plus, cela demande un minimum d’entraînement, cela demande de la logistique avec un mécanicien et plusieurs vélos. J’ai plus envie de me faire plaisir en forêt avec mon VTT, et après les stages s’enchaînent vite et j’ai moins de temps pour le cyclo-cross. »

Pour revoir l’émission Bistrot Vélo avec Julian Alaphilippe, cliquez ici.

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