Joaquim Rodriguez en quelques chiffres

Joaquim Rodriguez est un coureur atypique, discret, mais talentueux. Quelques jours après sa grande reprise sur le Tour de San Luis, intéressons-nous, en chiffres, à ce coureur très populaire dans le monde.

RADSPORT/ GIRO d'ITALIA 10. ETAPPE / 15.05.2012 / ROTH

13. Rodriguez va entamer sa treizième saison professionnelle ainsi que sa treizième saison sous le surnom de « Purito », marque de cigare. Vous l’avez entendu sur France Télévisions lors de la dernière étape du dernier Tour de France, l’Espagnol, alors stagiaire chez ONCE, s’était mimé en train de fumer un cigare après avoir gravi une côte réputée comme difficile avec une facilité impressionnante, à l’inverse de ses partenaires qui lui avaient offert son premier cigare le lendemain. Rodriguez n’a pas brillé dès ses débuts il y a treize ans et s’est longtemps mis au service des leaders de son équipe, à la ONCE ou à la Caisse d’Epargne. Il est devenu un « vrai leader » seulement en 2010, lorsqu’il a intégré les rangs de la Katusha. Espérons que ce chiffre treize ne lui porte pas malheur cette année…

4. Ayant marre de se mettre au service de ses leaders, Joaquim Rodriguez rejoint l’équipe Katusha en 2010. 2014 va donc être sa quatrième année sous le maillot russe, qui l’a amené à son premier Tour de France en 2010, année où il a fini numéro un mondial. Depuis, l’Espagnol ne cesse de progresser dans une équipe qui se consacre entièrement à lui. Il peut notamment compter sur Daniel Moreno, un lieutenant de prestige dévoué à sa cause et un fidèle compagnon de route.

0. Malgré son talent et ses caractéristiques, Joaquim Rodriguez n’a toujours pas remporté de grand tour. Son meilleur résultat ? Sa deuxième place sur le Tour d’Italie 2012, où il échoue face à Ryder Hesjedal lors du contre-la-montre de la dernière étape. Néanmoins, depuis qu’il est membre de la Katusha, il a été l’auteur de quatre podiums dans les trois grands tours en seulement quatre ans. Cette année, il vise le Giro et la Vuelta, et se demande bien quand est-ce qu’il décrochera la récompense ultime.

1. Aussi, « Purito » n’a remporté qu’une classique ardennaise. Il s’agit de la Flèche Wallonne, en 2012. Il a de nombreuses fois dû se contenter de la deuxième place, comme en 2011 sur l’Amstel Gold Race et sur la Flèche Wallonne, à l’époque où Philippe Gilbert était intouchable. Cette année, il a fait de Liège-Bastogne-Liège une de ses priorités.

2. Néanmoins, l’Espagnol a enlevé les deux dernières éditions du Tour de Lombardie, une course qu’il affectionne particulièrement. En 2013, il a marché sur ses concurrents en s’imposant en solitaire avec une facilité impressionnante dans les côtes, le tout sous une pluie battante.

7. Pour conclure sur les courses d’un jour, Joaquim Rodriguez a été l’auteur de sept secondes places sur les classiques majeures dans sa carrière et a terminé second du championnat du monde 2013. Mais n’y voyons pas une sorte de cruel destin, même si sa médaille d’argent acquise lors des derniers Mondiaux semble être maudite.

12. C’est le nombre d’étapes qu’a remportées Joaquim Rodriguez lors des trois grands tours. Bien évidemment, c’est en Espagne qu’il a pris le plus de bouquets, neuf. Le plus souvent, c’est lors d’arrivées au sommet qu’il a pris le dessus sur ses concurrents, mais il a remporté aussi un contre-la-montre par équipes, en 2003, avec la ONCE.

28. C’est le nombre total de jours qu’il a passés avec le maillot de leader sur les trois grands tours, ou plutôt deux puisque qu’il n’a jamais porté le Maillot Jaune sur le Tour de France. Il en a passés 10 sur le Giro 2012, qu’il a perdu de justesse lors de la dernière étape, et 18 sur la Vuelta dont 13 en 2012, année phare pour l’Espagnol. Mais ce nombre devrait augmenter cette saison avec le Giro et la Vuelta.

Nico

Photo : ROTH-FOTO

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