Portrait : Quentin Jauregui, au nom du père

Jauregui, ce nom est connu des observateurs avisés du cyclisme et en particulier des cyclo-crossmen.

Quentin Jauregui

En effet, dans les années 80-90, José Jauregui était l’un des meilleurs Français dans cette discipline avec un challenge national en 1989, une 5e place au championnat du monde la même année, une 3e place au championnat de France espoir 1990 , un titre de champion des Flandres en 96 et de nombreux accessits dans les championnats de France élites et sur le challenge national.

Ce n’est donc pas un hasard ni une surprise d’entendre de nouveau le nom de Jauregui dans les sous-bois français, européens et mondiaux. Après José voici Quentin, coureur pétri de classe disposant d’un sacré moteur.

Dès son plus jeune age, il montre des facilités pour la discipline hivernale, devenant rapidement un pilier de l’équipe de France et remportant le challenge national chez les cadets en 2009 et le titre de champion de France junior en 2012, après tant de déboires dans cette course au titre. Ce qui est à noter tout particulièrement, ce sont ses prestations au niveau mondial, où malheureusement il bute régulièrement sur un très grand et redoutable Mathieu van der Poel. Il terminera tout de même, pour sa deuxième année junior, 2e du championnat d’Europe, 2e de la Coupe du monde et 3e du championnat du monde… Excusez du peu.

A la différence de son père, qui était un routier de bon niveau, Quentin se révèle excellent dans ce domaine et ne se contente pas de faire de la route en dilettante. Il réalise rapidement des performances de haut niveau et se retrouve, tout comme l’hiver, en équipe de France chez les juniors. En 2012, il remporte notamment une étape et le général du Grand Prix Patton, une des plus grosses échéances du calendrier. Durant cette année 2012, il se dégage un véritable profil de grimpeur, comme le montre ses performances au Tour du Valromey (2e du général), à Liège La Gleize (vainqueur de la 3e étape), au GP Rüebliland (6e du général) et au Régio Tour (6e du général), où il est à son avantage dès que la route s’élève.

Après des passages par Nogent-sur-Oise, La Pomme Marseille et la réserve de la formation BKCP-Powerplus (Bbox Veldrit academie), il intègre ensuite en 2013 la grande équipe BKCP Powerplus, véritable team de cyclo-crossmen et surtout l’équipe du grand Niels Albert.

Pour cette année 2013, il s’investit véritablement sur route et est rapidement dans l’allure. Son statut de coureur continental lui octroie la possibilité de s’aligner avec les professionnels, ce qu’il fera plusieurs fois. Faits marquants pour un coureur de 19 ans et débarquant chez les séniors : ses victoires sur deux kermesses belges Elites. La première le 07 juillet à Tourinnes-Saint-Lambert et la seconde un mois plus tard à la Roche.

Il enchaînera avec un contrat de stagiaire chez Argos-Shimano dès l’été 2013 et, encore une fois, Quentin se montrera tout de suite au niveau en terminant notamment 12e de la Shimano Road Race à Suzuka (Japon). Il réalisera aussi de bonnes performances sur des courses pour coureurs aguerris, tels que le GP de Fourmies (71e) et le World Ports Classics (42e du général et 20e du classement des jeunes). Ces performances au sein de cette équipe World tour n’ont pas laissé indifférent le staff de Roubaix-Lille Métropole, qui décidera d’enrôler le jeune Jauregui et donc de lui ouvrir les portes du professionnalisme.

Quentin a maintenant toutes les cartes en main pour réaliser une belle carrière et, au travers de cette première étape chez les professionnels, d’intéresser une équipe World Tour. Soyons-en-sûrs, Quentin tirera son épingle du jeu, il faudra compter sur lui et en particulier quand la route s’élève.

Sorti des sous-bois, nous pouvons maintenant souhaiter bonne route à Quentin !

Philippe Leclercq

Photo : Photoveloplus

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